mardi 5 juillet 2011
Kamini Marly Gomont (RAP RURAL)
Marly-Gomont (rap rural)
Kamini
Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Ces p’tits patelins paumés pour qui personne n’a jamais rappé,
Même pas un flow,
Ces p’tits patelins paumés que même la France elle sait pas qu’ils sont là chez elle,
Les p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault *sanglots*
J’m’appelle Kamini,
J’ viens pas de la Téci,
J’viens d’un p’tit village qui s’appelle Marly Gomont,
Alors qu’on monte sur le beat hein, le beat hein qui fait Ta da da da din,
A Marly Gomont, y’a pas d’béton,
65 ans la moyenne d’âge dans les environs,
1 terrain d’tennis, 1 terrain de basket,
3 jeunes dans l’village donc pour jouer c’est pas chouette,
J’viens d’un village paumé dans l’Aisne, en Picardie,
Facilement , 95 % de vaches, 7 % d’habitants, et parmi eux,
Une seule famille de noirs, fallait qu’ce soit la mienne, putain un vrai cauchemar.
J’ai dit à mon père
« On aurait pu aller s’installer à Moscou, non? On aurait pas trop été dépaysés par la température et ni par les gens ».
Il m’a répondu : « hé et comment ça, mais tu te moques de moi toi, mais ça va aller hein »
Tu parles, j’avais 6 ans, premier jour d’école et ben j’ai chialé à cause d’ces p’tits cons là bas, t’sais comment y m’ appelait ? « Hé bamboula, Hé Petito, Hé Bamboula, Hé l’Noiraude hé ».
Dans la bouche des enfants, réside bien souvent la vérité des parents.
Refrain x2
J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Paname,
Mais d’Marly Gomont
Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.
A Marly Gaumont, les gens y parlent pas verlan,
« Y parlent à l’endroit comme ça, c’est ben suffisant » *accent Chti*
Des fois y t’aiment bien
« J’aime pas les arabes hein, J’aime pas les Noirs, mais toi j’t’aime bien, même si t’es Noir »
D’temps en temps, y font d’la politique aussi, avec plein de philosophie.
« D’façon moi j’dis, tous des pourris hein».
Dans les p’tits patelins, faut pas être cardiaque, ah ouais sinon t’es mal,
Faut traverser vingt villages en tout 50 bornes pour trouver un hôpital que dale,
Là bas y’a rien c’est les pâtures.
Des fois y’a un match de foot le dimanche.
Le stade c’est une pâture, sur lequel les lignes sont tracées, les buts sont montés et les filets et dans l’équipe du coin,
Y’a toujours un mec qui s’fait surnommer Kéké « Allez Kéké, Allez Kéké »
Si c’est pas Kéké dans l’équipe d’en face, y’a toujours un mec qui s’appelle Biquette « Allez Biquette, allez biquette »
Une journée type dans l’coin, le facteur, un tracteur et rien... 'fin si une vache d’temps en temps
Refrain x2 :
J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Paname,
Mais d’Marly Gomont
Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.
Et à l’école maternelle, j’étais l’seul black,
Et dans l’putain d’collège, j’étais l’seul black,
Et dans l’putain d’lycée, j’étais l’seul black,
De la maternelle au lycée, toujours autant d’claques
Qui s’perdaient dans la nature ou dans la raison,
Papa m’disait toujours « c’est bien, faut pas s’battre, hein fiston »
Mais moi j’voulais m’revolter, mais là bas, y’a rien à cramer
Y’a qu’un bus pour le lycée, c’est l’même pour le centre aéré,
Pas la peine d’aller brûler, l’ voiture du voisin,
Les gens y z’en ont pas, y z’ont tous des mobylettes,
En plus l’ boulangerie, elle est à 8 kilomètres,
8 kilomètres tous les matins à mobylette.
Il est parti où Vincent, il est parti en catimini ?
Ah ben non, pas de ça chez nous hein, l’parti en mobylette hein.
Parti en mobylette hein, l’métro des p’tits patelins,
C’est l’ beat hein, le beat hein qui fait Ta da da da din,
Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Les p’tits patelins paumés où c’est la misère
Là où ya rien à faire là où tout est ferme,
Ces p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault *sanglots*
Refrain x4 :
J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Paname,
Mais d’Marly Gomont
Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordure
dimanche 19 juin 2011
Chanson, chanson...
Cette année, je m'en souviendrai toujours: ce sera à jamais l'année scolaire où même au couloir j'étais abordé et on me demandait "chanson, chanson, chanson...". Pour vous, mès chers élèves... une dernière chanson en karaoke... en souvenir de nos longs parcours à pied (années 2010 et 2011).
Et pour apprendre la chanson:
Ah, pardon, c'était en japonais... (オー・シャンゼリゼ), revenons à nos moutons...
Si ça vous intéresse:
-Le style bar japonais ce serait comme ça: Fubuki Koshiji
-La version instrumentale jouée par des élèves de lycée (japonais)
-La version chorale (ce sont des lycéens japonais, on n'a qu'à voir l'uniforme...) avec un air de paroise afro-américaine, c'est vrai.
-Une autre version chorale (japonaise, on en a marre!) avec des pas de bal (Manu, tu pourrais faire mieux, n'est-ce pas?)
-Style okinawa.
-Cette femme chante comme si elle était au Mississippi.
-Ah, ils nous manquait une version electro-nana super dessin animé, que d'ailleurs je supporte mal...
-Vous avez dit que vous vouliez apprendre le japonais... commencez! Voici la version avec de paroles en japonais. (Un peu difficile à comprendre, mais imaginez que les Champs Elysées se transforment en Akihabara, l'arrondissement célèbre pour ses très nombreuses boutiques d'électronique...
D'accord, ça suffit, il nous faut la version française:
Vous avez eu peur hein...? cette fois il s'agissait d'une version en français mais avec la couverture du disque pour le Japon... Bon, et en plus, l'auteur de la chanson c'était un bel homme de l'époque, un certain Joe Dassin:
Ah... les années 70! quelle mode!, oui, à la fin on parle en allemand, quand-même! Cristina, traduis-nous ce qu'elle dit!. Alors une autre version, cette fois-ci, à la télé:
Mais la version que je préfère, c'est celle-là:
Joe Dassin - Les Champs-Élysées 1970
Je m'baladais sur l'avenue
Le coeur ouvert à l'inconnu
J'avais envie de dire bonjour
À n'importe qui
N'importe qui ce fut toi
Je t'ai dit n'importe quoi
Il suffisait de te parler
Pour t'apprivoiser
Aux Champs-Élysées,
aux Champs-Élysées
au soleil, sous la pluie,
à midi ou à minuit
il y a tout ce que vous voulez
aux Champs-Élysées.
Tu m'as dit : J'ai rendez-vous
dans un sous-sol avec des fous
qui vivent la guitare à la main
du soir au matin
Alors, je t'ai accompagnée,
on a chanté, on a dansé,
et l'on n'a même pas pensé
à s'embrasser.
Aux Champs-Élysées,
aux Champs-Élysées
au soleil, sous la pluie,
à midi ou à minuit
il y a tout ce que vous voulez
aux Champs-Élysées.
dadadadadada....
Hier soir deux inconnus,
et ce matin sur l'Avenue,
deux amoureux tout étourdis
par la longue nuit.
Et de l'Étoile a la Concorde
un orchestre à mille cordes :
tous les oiseaux du point du jour
chantent l'amour.
Aux Champs-Élysées,
aux Champs-Élysées
au soleil, sous la pluie,
à midi ou à minuit
il y a tout ce que vous voulez
aux Champs-Élysées.
Aux Champs-Élysées,
aux Champs-Élysées
au soleil, sous la pluie,
à midi ou à minuit
il y a tout ce que vous voulez
aux Champs ..
Pour ceux qui préfèrent l'anglais, et le rock, en cadeau:
Merci et à un de ces quatre!
Et pour apprendre la chanson:
Ah, pardon, c'était en japonais... (オー・シャンゼリゼ), revenons à nos moutons...
Si ça vous intéresse:
-Le style bar japonais ce serait comme ça: Fubuki Koshiji
-La version instrumentale jouée par des élèves de lycée (japonais)
-La version chorale (ce sont des lycéens japonais, on n'a qu'à voir l'uniforme...) avec un air de paroise afro-américaine, c'est vrai.
-Une autre version chorale (japonaise, on en a marre!) avec des pas de bal (Manu, tu pourrais faire mieux, n'est-ce pas?)
-Style okinawa.
-Cette femme chante comme si elle était au Mississippi.
-Ah, ils nous manquait une version electro-nana super dessin animé, que d'ailleurs je supporte mal...
-Vous avez dit que vous vouliez apprendre le japonais... commencez! Voici la version avec de paroles en japonais. (Un peu difficile à comprendre, mais imaginez que les Champs Elysées se transforment en Akihabara, l'arrondissement célèbre pour ses très nombreuses boutiques d'électronique...
D'accord, ça suffit, il nous faut la version française:
Vous avez eu peur hein...? cette fois il s'agissait d'une version en français mais avec la couverture du disque pour le Japon... Bon, et en plus, l'auteur de la chanson c'était un bel homme de l'époque, un certain Joe Dassin:
Ah... les années 70! quelle mode!, oui, à la fin on parle en allemand, quand-même! Cristina, traduis-nous ce qu'elle dit!. Alors une autre version, cette fois-ci, à la télé:
Mais la version que je préfère, c'est celle-là:
Joe Dassin - Les Champs-Élysées 1970
Je m'baladais sur l'avenue
Le coeur ouvert à l'inconnu
J'avais envie de dire bonjour
À n'importe qui
N'importe qui ce fut toi
Je t'ai dit n'importe quoi
Il suffisait de te parler
Pour t'apprivoiser
Aux Champs-Élysées,
aux Champs-Élysées
au soleil, sous la pluie,
à midi ou à minuit
il y a tout ce que vous voulez
aux Champs-Élysées.
Tu m'as dit : J'ai rendez-vous
dans un sous-sol avec des fous
qui vivent la guitare à la main
du soir au matin
Alors, je t'ai accompagnée,
on a chanté, on a dansé,
et l'on n'a même pas pensé
à s'embrasser.
Aux Champs-Élysées,
aux Champs-Élysées
au soleil, sous la pluie,
à midi ou à minuit
il y a tout ce que vous voulez
aux Champs-Élysées.
dadadadadada....
Hier soir deux inconnus,
et ce matin sur l'Avenue,
deux amoureux tout étourdis
par la longue nuit.
Et de l'Étoile a la Concorde
un orchestre à mille cordes :
tous les oiseaux du point du jour
chantent l'amour.
Aux Champs-Élysées,
aux Champs-Élysées
au soleil, sous la pluie,
à midi ou à minuit
il y a tout ce que vous voulez
aux Champs-Élysées.
Aux Champs-Élysées,
aux Champs-Élysées
au soleil, sous la pluie,
à midi ou à minuit
il y a tout ce que vous voulez
aux Champs ..
Pour ceux qui préfèrent l'anglais, et le rock, en cadeau:
Merci et à un de ces quatre!
dimanche 12 juin 2011
mardi 31 mai 2011
Les Enfoirés 2007 - « Aimer à perdre la raison » + sous-titres
Paroles: Louis Aragon
Musique: Jean Ferrat
La chanson est extraite du poème de Louis Aragon « La croix pour l’ombre », provenant du recueil de poèmes « Chants du Medjnoûn ». C'est un poème évoquant l'amour dans tous ses états et l'espoir qu'il apporte dans la vie, face à la misère et à la tristesse.
La Croix pour L’ombre – Aragon 1964 -Le Fou d’Elsa
Les gens heureux n’ont pas d’histoire
C’est du moins ce que l’on prétend
Le blé que l’on jette au blutoir
Les boeufs qu’on mène à l’abattoir
Ne peuvent pas en dire autant
Les gens heureux n’ont pas d’histoire
C’est le bonheur des meurtriers
Que les morts jamais ne dérangent
Il y a fort à parier
Qu’ on ne les entend pas crier
Ils dorment en riant aux anges
C’est le bonheur des meurtriers
Amour est bonheur d’autre sorte
Il tremble l’hiver et l’été
Toujours la main dans une porte
Le coeur comme une feuille morte
Et les lèvres ensanglantées
Amour est bonheur d’autre sorte
Aimer à perdre la raison
Aimer à n’en savoir que dire
A n’avoir que toi d’horizon
Et ne connaître de saison
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Ah c’est toujours toi que l’on blesse
C’est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur ma faiblesse
Toi qu’on insulte et qu’on délaisse
Dans toute chair martyrisée
Ah c’est toujours toi que l’on blesse
La faim la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C’est par mon amour que j’y crois
En elle je porte ma croix
Et de leur nuit ma nuit se fonde
La faim la fatigue et le froid
Vaya con dios - Quand elle rit aux éclats
YouTube - Vaya con dios - Quand elle rit aux éclats
Elle se déhanche, s'avance, se penche
Rousse, provocante, elle te mate, elle te vampe !
Toi, tu sais déjà qu'il n'y aura plus qu'elle,
Son corps, sa voix qui t'ensorcellent.
Tu ne vois pas qu'elle t'épie, qu'elle te guette
Quand, avec d'autres, elle rit aux éclats.
Fatale, elle se pâme, t'alarme, te désarme,
S'appuie sur ton épaule, s'accroche à tes paroles.
Toi, tu crois déjà qu'elle chancelle et chavire
Quand, alanguie, elle frémit et soupire.
Tu ne comprends pas qu'elle est de celles qui charment
Avec leur corps, et sans leur âme.
Elle se déhanche, s'avance, se penche.
Frivole, elle papillonne, se pose et puis s'envole.
Toi, tu sens déjà ton coeur qui se lézarde ;
Tu donnerais tout pour qu'elle s'attarde !
Tu n'imagines pas qu'elle l'épie, qu'elle le guette
Quand, avec toi, elle rit aux éclats.
Toi, tu ne vois pas le piège
Qui f'ra voler ton coeur en éclats.
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